Le réchauffement climatique provoquera la montée des eaux

1# SEULEMENT 5% DE CHANCE DE RÉUSSIR.

Fin juillet un rapport publié sur la très sérieuse revue scientifique Nature indique que l’augmentation de la température moyenne à la surface de la planète pourrait dépasser les 2° Celsius, Iceberg géant se détache de la calotte glacièrefranchissant ainsi le point de basculement que les récents accords sur le climat visaient justement à éviter.
Ce rapport montre qu’il y a 90% de chance que la hausse des températures se situe plutôt entre et 4.9° Celsius.
Les chercheurs sont également arrivés à la conclusion qu’il n’y avait que 5% de chance que l’humanité parvienne à maintenir le réchauffement en deçà des 2° Celsius, l’un des objectifs ambitieux fixé en 2015 à Paris lors de la COP21.
Tout ce ceci est assez inquiétant quand on sait que Donald TRUMP a décidé de retirer les États-Unis d’Amérique des accords sur le climat alors même que ce pays est le deuxième plus gros producteur de gaz à effet de serre au monde derrière la Chine.

 

#2 D’IMMENSES EFFORTS À FOURNIR DANS TOUS LES DOMMAINES

« Rater cet objectif aura des conséquences terribles sur la vie de toutes les populations de notre planète telles que de longues périodes de sécheresse et la montée du niveau de la mer » précise le responsable de cette étude Adrian RAFTERY, professeur à l’Université de Washington.
Pour obtenir ces résultats les scientifiques se sont basés sur des projections statistiques prenant en compte la population mondiale, le PIB par habitant et le volume de carbone émis pour chaque dollar généré par l’économie mondiale.
« Notre analyse montre que parvenir à limiter le réchauffement global sous les 2°C est en réalité le scénario le plus optimiste.Pollution aux gaz à effet de serre Il est encore possible d’y arriver, mais à l’unique condition que nous augmentions très largement nos efforts sur tous les fronts durant les 80 prochaines années » ajoute RAFTERY.
Plus concrètement, selon le programme environnemental des Nations Unies les émissions de gaz à effet de serre, principalement produites par la combustion des énergies fossiles, représentent 54 milliards de tonnes par an. Pour rester dans les clous du programme et maintenir les températures sous les 2°C il faudrait réduire ces émissions à 42 milliards de tonnes d’ici à 2030.
« La clé pour y parvenir est de réduire significativement l’empreinte carbone générée par les sociétés humaines partout sur la planète. Les pays du monde entier doivent absolument agir concrètement pour faire en sorte que leur économie n’incite plus à la production de carbone. Mettre en place une taxe carbone est une bonne idée mais elle n’est pas suffisante. Il faut également et impérativement encourager l’innovation et la transition énergétique. Nous devons apprendre des pays qui ont déjà des systèmes efficaces pour réduire leur empreinte carbone tel que la France et son infrastructure de transport » conclue RAFTERY.

 

#3 Une prise de conscience rapide est indispensable

Les objectifs fixés lors de la COP21 sont ambitieux. Le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) abonde dans ce sens tout en étant plus précis, il sera nécessaire de réduire l’émission de gaz à effet de serre en provenance des énergies fossiles de 40 à 70% de leur niveau de 2010 d’ici à 2050. Pour y parvenir il faut impérativement que les pays du monde entier trouventSmart city carbone neutre un consensus global pour se donner les moyens de réussir. La Chine l’a bien compris et, malgré les protestations des lobbies de l’automobile, compte bien supprimer l’intégralité des moteurs à explosion sur son territoire d’ici à 2030.
Reste maintenant à savoir si les autres superpuissances lui emboîteront le pas. En effet, il n’existe malheureusement toujours pas de consensus scientifique total sur la question du réchauffement climatique. Certains éminents chercheurs ne sont pas convaincus que les modèles utilisés à l’heure actuelle sont réellement fiables. La société DeepMind (appartenant à Google) l’a déclaré après la victoire d’AlphaGO sur Ke JIE, leur intelligence artificielle va maintenant s’atteler à travailler sur les problématiques liées au réchauffement climatique. Espérons qu’elle ait autant de succès et de vista que sur les 361 intersections d’un Goban !

 

Adapté de l’anglais par

 

Source: Thomson Reuters Foundation

 

Limiter le réchauffement à 2 degrés, trop ambitieux ?
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